Chronique : Mission Échouée

Hello !

On se retrouve pour mon deuxième service presse, aujourd’hui on parle de Mission échouée, un roman auto-édité qui est actuellement en précommandes et sera officiellement disponible le 29 novembre !


Titre : Mission Échouée

Auteure : Anouk Langel

Auto-édité

Genre : action/romance

Nombre de pages : plus de 500

Date de publication : 19 novembre 2019

Résumé :

À bientôt trente ans, le danger plane en permanence autour de Caleb. Il sillonne le monde sans attache, avec pour seul objectif : obéir aux ordres. Léonie est pleine d’ambition et vient d’obtenir un poste haut placé à l’Hôtel Kronenhof, en Suisse.

Alors qu’il séjourne dans cet hôtel, la jeune femme attire son attention. Sans s’en rendre compte, Léonie finit par franchir le mur qu’il s’est construit pendant de longues années d’isolement.

Intrigué, tenté, Caleb cède à cette liberté condamnée.

Léonie devient sa faiblesse.Il l’a repérée. La partie ne fait que commencer. Il sera son seul espoir et elle, sa dernière mission.

Pour le précommander, c’est ici !

Mon avis

J’aimerais tout d’abord remercier Anouk Langel pour sa confiance. Ce n’est pas toujours facile de soumettre son bébé à des chroniqueurs, mais je vais en prendre soin, je te le promets.

Alors, il y a quelques temps, j’ai lu la première version de ce roman sur Wattpad et j’ai pu voir une certaine amélioration de la part de l’auteur. On voit qu’il y a eu du travail, et c’est ce que j’aime particulièrement chez cette auteure.

J’ai fini ma lecture en deux petits jours, alors je me suis complètement immergée dans cet univers et pense être prête à vous en parler en profondeur. Et je vous le jure, il y a beaucoup de choses à dire sur ce roman, j’espère que vous êtes prêts à embarquer avec moi dans cette aventure.

Les deux personnages principaux, Léonie et Caleb, sont très intéressants. Mention spéciale à leurs prénoms que j’aime beaucoup. Le *deuxième* nom de Caleb, ceux qui auront lu le roman comprendront, est l’un de mes préférés. Mais qu’en est-il de leur personnalité ? J’ai beaucoup aimé la personne de Caleb. Il cède très facilement, malgré quelques remises en question, aux charmes de Léonie, et je trouve ça très bien. Ça fait changement de toutes ces histoires ou l’homme résiste jusqu’à la fin. Caleb a beau se questionner souvent à ce propos, on voit très bien qu’il écoute davantage son cœur, ce qui est à mon sens plus réaliste. J’aime également le contraste entre ce côté violent, pour son travail, et celui très doux, lorsqu’il est avec Léonie. Ici, on n’a pas de bad boy, mais un personne complexe, bien travaillé et humain.

En revanche, je dois avouer que j’ai eu un peu de difficulté avec le personnage de Léonie. Si vous me demandiez de décrire sa personnalité, je ne pense pas que j’y arriverais. Elle semble souvent changer de personnalité, et c’est ce qui m’a le plus perturbée. Je pense que l’auteure aurait pu davantage travailler ce personnage en nous montrant (et expliquant) plus ses émotions, par exemple. Parfois, on a une ou deux phrases qui nous disent qu’elle est triste, puis on change rapidement à un autre sujet. Le problème ? On reste en surface. Je conseille vraiment à l’auteure, pour ses futurs romans, d’expliquer les ressentis de ses personnages à l’aide d’autres phrases et de figures de style. Il vaut mieux en parler trop que pas assez ; c’est ainsi que les lecteurs s’attacheront plus rapidement à un personnage et le comprendront. À noter que je n’ai pas repéré ce problème avec Caleb, mais davantage avec Léonie et Nathan. D’ailleurs, même si Nathan n’a pas été très présent, je pense qu’il mériterait un peu plus de descriptions. Je n’ai eu que l’impression qu’il était un figurant, c’est dommage.

Si on parle du cadre de l’histoire, je le trouve très intéressant. Bon, elle se déroule dans plusieurs pays, mais j’ai aimé le fait qu’une bonne partie du roman se passe en Suisse. Non seulement l’auteure nous présente son pays, mais ce cadre est plus réaliste, à mon avis, en plus d’être très intéressant. Surtout qu’on aperçoit des expressions suisses tout au long du roman. Je salue d’ailleurs l’auteure pour les avoir laissées, même si tout le monde ne les comprend pas (un petit tour dans le dictionnaire, et c’est bon !). Il ne faut pas censurer les particularités linguistiques de notre région, parole d’une québécoise qui ne veut surtout pas abandonner ses expressions.

Si on continue en parlant de la langue, eh bien, ce n’est pas parfait. Bien évidemment, en s’attaquant à un livre auto-édité, on ne s’attend pas à la perfection. Ici, il y a plusieurs erreurs de frappe qui se sont glissées dans le texte. Il y a également plusieurs virgules manquantes : avant certaines interpellations, après un groupe de mots isolés, avant un mot ou groupe de mots isolés en incise. Plusieurs virgules manquantes rendent plusieurs phrases un peu difficiles à comprendre, alors c’est un point à faire attention dans l’avenir.

Mais ce qui m’a le plus perturbée dans ma lecture, c’est définitivement le manque de lien entre certaines phrases. L’auteure a tendance à changer brusquement de sujet d’une phrase à l’autre, ce qui est assez déstabilisant. Ça casse le rythme et la fluidité, par moments. Il suffit de quelques mots pour lier les deux phrases et, hop, ce serait déjà mieux ! De plus, l’auteure a tendance à passer très, très vite sur certains sujets et à ne pas s’étaler ; on s’attache moins aux personnages, à leurs ressentis, et on aimerait parfois en savoir plus ! À mon avis, c’est le seul *gros* défaut.

Parlons plus profondément de l’histoire en elle-même parce que ça en vaut vraiment la peine ! Comme je l’ai déjà dit, j’ai trouvé plusieurs caractéristiques très intéressantes, elles apportent de l’originalité et du nouveau au roman… mais ce n’est pas tout. J’ai beaucoup aimé les scènes plus violentes, plus crues. On voit tout de suite que l’auteure ne se censure pas et veut rester dans le réaliste, ce à quoi j’adhère. C’est horrible, c’est cruel, c’est inhumain, mais pourtant, c’est on ne peut plus réaliste.

Quand vous allez ouvrir ce roman, vous aurez sûrement des attentes, qu’elles soient élevées ou pas. Cependant, je peux vous garantir que vous allez être profondément déstabilisé par ce qu’Anouk Langel vous propose. Une auteure sadique, qui parle des sujets importants et qui ne diminue pas la cruauté des autres personnages. Sans oublier le fait qu’elle travaille ses personnages de façon à les rendre humains, et c’est quelque chose qui ressort vraiment de son roman.

C’est un roman humain.

En conclusion, même si vous n’aimez pas les romans avec de l’espionnage, de l’action et de l’amour, vous allez adhérer à celui-là. Même s’il y a quelques couacs au niveau de la forme, l’histoire vaut définitivement la peine d’être lue. Le message envoyé est puissant, les scènes d’actions sont épiques, et on oublie rapidement les petits défauts du roman. Qu’attendez-vous pour le précommander et le dévorer ?

2 commentaires sur “Chronique : Mission Échouée

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